Circuit de la Chapelle-Bouëxic
3 mars 2002

carte de la région de la Chapelle-Bouëxic
Découverte des paysages de la vallée de la Vilaine au détour de La Chapelle Bouëxic et son joli château, la vallée du Combs, les bois et landes de Courrouët.

Randonnée de 13 km environ
Rendez-vous dimanche 3 mars à 13h15
au Parking d'Intermarché

Tarif : 2 euros pour les non-adhérents, gratuit pour les adhérents.

Du rififi au château à la révolution
Des bandes d'émeutiers se manifestent à l'origine dans la région de Guer, mais lors du saccage du château de La Chapelle-Bouëxic, le 19 janvier 1790, les émeutiers, pour la grande majorité, sont originaires de Maure, de Campel, de Comblessac et de Memel .

Ce jour-là, vers deux heures de l'après-midi, près de cinq cents paysans se trouvent rassemblés dans la cour du château, armés les uns de fusils, les autres de fourches et de haches, ivres pour la plupart. Ils viennent demander au Comte Joseph Augustin de Pinieux, ancien capitaine au Régiment du Roi, de "renoncer à ses rentes féodales et à tous ses autres droits".
En son absence, c'est au procureur fiscal Lemoine qu'ils s'adressent pour obtenir cette renonciation. Lemoine essaye de discuter, de gagner du temps, mais les paysans s'impatientent. Ils prennent tous les papiers qui se trouvent dans le cabinet de travail du château, et les brûlent dans un grand feu allumé au milieu de la cour. Les archives subissent le même sort dans un autre feu tout à côté. Ils conservent toutefois les dix mille livres qu'ils ont trouvées.
Puis ils demandent à boire. Lemoine leur donne satisfaction : "une barrique de cidre, presque une barrique d'eau-de-vie, deux barriques et demie de vin, dix à douze chopines de liqueurs, une demi-barrique de vin blanc de Bordeaux" sont ainsi bues ou emportées. Ils brisent ensuite les portes et les fenêtres du château, et mettent le feu dans plusieurs appartements après avoir cassé les meubles. Ils volent des armes, des vêtements, et beaucoup de linge de literie, des couvertures en particulier.
Le domicile du procureur fiscal n'est pas épargné : ses papiers sont brûlés, son fusil volé. Son charnier est vidé de son contenu : un cochon et soixante-huit livres de morue disparaissent ainsi.
Et pourtant, l'abbé Michel Ollivier, recteur de la paroisse, arrivé sur les lieux, a essayé de calmer les esprits : il a tenté d'expliquer que brûler ces papiers était contraire à leurs propres intérêts, puisque parmi ces papiers il y avait vraisemblablement quelques titres de famille essentiels pour plusieurs d'entre eux.


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